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La voiture s'arrêta à sa hauteur. Le conducteur baissa la glace et passa la tête par la portière.
- La route de Foireuil, s'il vous plaît ? interrogea-t-il.
Ce que Pérouse fit alors, il n'aurait jamais cru qu'il pouvait le faire. Oui, malgré sa haine des étrangers. En un éclair, il vit le pont emporté, la rivière transformée en un fleuve de boue; un fleuve meurtrier, sans pitié. II serra les poings; ceux-là allaient payer pour tous les autres,
- La route de Foireuil vous y êtes ! répondit-il en donnant à son visage replet cet air avenant qui forçait la sympathie.
- La route n'est pas dangereuse ? questionna encore le Suisse.
- Non, fit Pérouse, absolument pas !
La voiture s'ébranla, disparut dans la brume. Pérouse enfonça les mains dans ses poches et se dirigea vers la villa. II se sentait soudainement heureux, apaisé...
Source : J'ai Lu
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