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Les Mémoires d' "E" Le monde entier les convoite I " E " sans mémoire. et l'Allemagne fédérale peut respirer, les suicides s'y raréfient, le Chancelier retourne en paix pêche à l'ombre de la Lorelei, les financiers de Bonn peuvent au besoin télécommander dans la coulisse l'avenir de la livre sterling et du franc.
Mais une nuit, une nuit tragique, loin de Bonn et de Paris, une voiture en en télescopant une autre sur la route de Haïfa, en Israël, met accidentellement en route une machinerie géante.
Sous les feux croisés des projecteurs de la police et des ambulances, Joy, jolie fille un peu folle, blonde, frêle et romantique, émergeant ensanglantée d'amas de ferrailles tordues, va devenir à la minute même et sans l'avoir voulu la cible numéro un des services spéciaux, de Bonn à Washington et de Moscou à Paris. Joy et sa guitare et son obsessionnelle terreur des " flics ", Joy raffinée mais plus ou moins beatnik, Joy cultivée et humiliée, malheureuse et faible, fuyant sans fin sur les plages entourant Tel-Aviv.
Aux Etats-Unis, l'opinion s'émeut et la branche spéciale de la Central Intelligence Agency reçoit l'ordre de laver ce deuxième affront. Paul Gaunce organise et entraîne durement un singulier commando. Sa mission consiste à détruire le " Stardust ", mouillé dans le port de Wonsan, et à délivrer les survivants de l'équipage, prisonniers au camp de Tangteh.
Pure folie, semble-t-il. Mais Gaunce monte l'opération avec une telle minutie que l'impossible devient automatiquement possible, car il sait où frapper le ventre mou de l'ennemi.
Avec sa rigueur à la fois implacable et tendre, sa légèreté plus apparente que réelle et son sens du drame humain, Serge Laforest donne à ses millions de lecteurs une nouvelle occasion de sourire, de trembler et de penser.
Source : Fleuve Noir
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