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Publié à l'origine en 1932, le chef-d'oeuvre de Joseph Roth, la Marche de Radetzky, dont le titre se. réfère, non sans ironie, à la célèbre marche militaire composée par Johann Strauss, relate, le déclin et la chute de la monarchie austro-hongroise.
A travers trois générations de von Trotta, dont le destin semble indissociale de celui du dernier des Habsbourg - le premier, surnommé le « Héros de Solferino » pour avoir, durant la bataille, sauvé la vie du jeune François-Joseph, son fils, fonction¬naire de l'Empire, son petit-fils, officier tombé au champ d'hon¬neur en septembre 1914 -, c'est aussi l'évocation magistrale d'une société autrichienne en pleine désintégration politique et sociale et, d'une manière générale, le constat d'un ordre qui se défait irrévocablement, que nous livre l'auteur.
Ainsi que l'a écrit Manès Sperber, la Marche de Radetzky place Joseph Roth « parmi les plus grands prosateurs de la langue allemande. En effet, Roth appartient à la. littérature autrichienne - tout comme Rilke, Kafka, Hoffmannsthal, Schnitzler et Musil ; à la littérature d'un Empire qui, mettant des siècles à mourir, prêtait à tout crépuscule la jeunesse d'une aube durable ».
Source : Points
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