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Dans la dédicace de cette pièce (au titre emprunté à un verset de l'Ecclésiaste : Malheur au pays dont le prince est un enfant) comme dans la postface de 1954, Henry de Montherlant s'explique sur le scrupule qui l'a retenu longtemps de laisser jouer un teste mûri pendant des années, écrit depuis 1951 et établi puis représenté en 1967 dans la forme définitive présentée ici. Ce scrupule est né de l'estime qu'il portait aux maîtres de sa jeunesse et à la crainte d'un malentendu sur ses intentions à propos d'un sujet. délicat.
« La Ville », c'est le collège religieux que Montherlant chantait dans sa première oeuvre, La Relève du Matin. Il y situe le drame de deux enfants et d'un prêtre attirés les uns vers les autres par des sentiments puissants où il entre de l'amitié, de la tendresse, de la charité, du désir. Drame tout intérieur, d'une admirable sobriété, que domine la figure inquiétante de l'abbé de Pradts, prêtre que sa passion des êtres égare jusqu'à le conduire su seuil de la révolte.
La Ville dont le prince est un enfant est, avec La Reine morte et Port-Royal, la pièce de Montherlant que le public a accueillie le plus chaleureusement. Elle avait atteint en octobre 1970 sa millième représentation au théâtre Michel.
Source : Le Livre de Poche, LGF
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