|
Résumé
|
Le fameux Hadji-Stavros, ancien palikare qui combattit les Turcs au temps de la guerre de l'Indépendance grecque, est aujourd'hui privé d'adversaires, et, l'oisiveté lui pesant, il s'est fait chef de brigands. Le Rot des Montagnes dépeint spirituellement les mœurs de la Grèce vers le milieu du siège dernier.
Source : Bibliothèque verte, Hachette
|
Autres choix : 10 livres à vendre dans 5 collections
| |
| 1935 |
Occasion - Bon Etat - Couv tachée |
1.00 €
|
 |
|
| |
| 1936 |
Occasion - Etat Correct - Sans jaq - Un peu usé |
1.00 €
|
 |
| 1945 |
Occasion - Etat Correct - Sans jaq - couv tachée |
1.00 €
|
 |
| nd |
Occasion - Etat Correct - sans jaq - Un peu usé |
1.00 €
|
 |
| 1943 |
Occasion - Rare - Avec jaq un peu abîmée |
3.80 €
|
 |
|
|
Collection R.B.
|
|
|
|
| Edité par Editions de la Tour du Guet |
| 250 pages |
| 1ère parution en 1957 |
|
|
| |
| 1957 |
Occasion - Bon Etat - Couvert |
1.00 €
|
 |
|
| |
| 1963 |
Occasion - Bon Etat |
1.00 €
|
 |
| 1963 |
Occasion - Bon Etat - Jauni |
1.00 €
|
 |
|
| |
| 1953 |
Occasion - Bon Etat |
1.00 €
|
 |
| 1941 |
Occasion - Etat Correct - Etat moyen |
1.00 €
|
 |
|
Les internautes qui ont acheté ce livre ont également acheté...
|
|
Dans la Grèce du 19ème siècle, Hadgi-Stavros n'est rien d'autre qu'un infâme brigand qui, pendant la Guerre d'Indépendance, a acquis une certaine réputation. «La haine des Turcs ne l'aveuglait pas, écrit Edmond About, au point qu'il passât près d'un village grec sans le voir et fouiller. Une si sage impartialité augmenta rapidement sa fortune.» La paix revenue et la Grèce devenue indépendante, le masque du partisan tombe et il n'est qu'un vulgaire bandit, qui n'hésite pas à faire massacrer des enfants pour intimider ses victimes, mais le peuple l'admire: en bon Méditerranéens les Grecs respectent et aiment celui qui les vole et les assassine.
Le narrateur, un pauvre botaniste allemand envoyé chercher une plante rare, tombe entre les mains d'Hadgi-Stavros qui lui fixe une rançon exorbitante. Celui-ci s'aperçoit de son erreur mais il a fixé le montant devant ses hommes et ne peut se dédire. «Mes paroles sont des lois, explique-t-il: si je veux qu'on les respecte, je ne dois pas les violer moi-même. J'ai le droit d'être injuste; je n'ai pas le droit d'être faible. Mes injustices ne nuisent qu'aux autres; une faiblesse me perdrait. Si l'on me savait exorable, mes prisonniers chercheraient des prières pour me vaincre au lieu de chercher de l'argent pour me payer. Je ne suis pas un de vos brigands d'Europe, qui font un mélange de rigueur et de générosité, de spéculation et d'imprudence, de cruauté sans cause et d'attendrissement sans excuse, pour finir sottement sur l'échafaud. J'ai dit devant témoins que j'aurais quinze mille francs ou votre tête. Arrangez-vous; mais, d'une façon ou de l'autre, je serai payé. Écoutez: en 1854, j'ai condamné deux petites filles qui avaient l'âge de ma chère Photini. Elles me tendaient les bras en pleurant, et leurs cris faisaient saigner mon coeur de père. Vasile, qui les a tuées, s'y est repris à plusieurs fois: sa main tremblait. Et cependant j'ai été inflexible, parce que la rançon n'était pas payée. Croyez-vous qu'après cela je vais vous faire grâce? à quoi me servirait de les avoir tuées, les pauvres créatures, si l'on apprenait que je vous ai renvoyé pour rien?»
Mais cet infâme personnage n'est fort que de la veulerie de ceux qu'il opprime. Sa route croise celle de John Harris, un Américain intrépide, un héros du Nouveau Monde, qui d'un revers de main se débarrassera de lui comme on écrase une mouche. Vaincu, vieilli et malade Hadgi-Stavros n'a plus qu'à faire de la politique puisque les familles de ses victimes sont trop bêtes pour se venger.
Que derrière cette Grèce du siècle antépénultième, le lecteur sache voir la France, et derrière Hadgi-Stavros nombre de personnages répugnants pour lesquels les Français votent et auxquels ils donnent leur estime.
|