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... Le Russe s'avança en titubant dans la vaste cave voûtée faiblement éclairée par une petite lampe Hindenburg. Son regard obscurci par les vapeurs de l'alcool se promena lentement sur les femmes qui s'étaient réfugiées là dans l'espoir d'échapper à la rude poigne des vainqueurs.
Les yeux du Soviétique s'allumèrent soudain. Ils venaient de se poser sur une jeune fille blonde qui s'efforçait de cacher les rondeurs de sa poi¬trine sous les lambeaux d'un. corsage déchiré.
Il tendit la main.
— Toi! éructa-t-il. Toi venir avec brave soldat soviétique! Davaï
Des cris d'épouvante firent écho à cette phrase. Le Russe avança encore pour s'emparer de la proie convoitée, lorsqu'une silhouette massive jaillit de l'ombre et se rua sur lui. Deux mains puissantes se nouèrent autour de son cou, et se mirent à serrer. Le Russe ne tarda pas à s'écrouler comme une masse.
— Dans la citerne! Comme les autres ! grogna le sergent Lindau. II doit encore y avoir de la place...
LES DEUX FEMMES DU SERGENT LINDAU
Les dernières semaines du Ille Reich agonisant... Dans tout le territoire encore aux mains de la Wehrmacht règne un désordre indescriptible. Les femmes, les jeunes surtout, recherchent instinctivement une protection masculine que bien peu d'hommes encore sont capables de leur assurer.
Sauf, bien sûr, le sergent Lindau.
Source : Gerfaut
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