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Le grand espoir du XXe siècle, Le long chemin des hommes... Racine, Voltaire, Proust... Dans la plupart des oeuvres majeures de notre littérature, il est un grand absent : le peuple.
Jean Fourastié, qui a toujours privilégié les aspects concrets de l'économie, pouvait mieux que personne nous révéler les «écrivains témoins du peuple» célèbres ou méconnus: de Glaber souffrant les famines de l'An Mille à Guillaumin le romancier-paysan de La vie d'un simple, de Rutebeuf à Eugène Le Roy, créateur fraternel de Jacquou le croquant.
A l'heure où le public, à la recherche de ses racines, se passionne pour les récits d'humbles destins, les textes réunis par Françoise et Jean Fourastié répondent à une attente.
A travers nos ancêtres inconnus que sont ces tisseuses, ces tailleurs de pierre, ces journaliers, se déroulent ici neuf siècles de vie quotidienne, où le travail commencé à l'aube ne finit qu'à la nuit, où des salaires dérisoires font du moindre kilo de pain une épuisante conquête.
Source : J'ai Lu
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