Les enfants de Salonique Tome III : DianeBernard Lenteric
Nos garanties
|
||||||||||||||||||||
|
Résumé de "Les enfants de Salonique Tome III : Diane"
Le collant féminin indémaillable, indéchirable ! Richie Blossom n'est pas peu fier de cette invention qui pourrait lui apporter la fortune, et qu'il entend bien présenter au congrès de fabricants de lingerie qui se déroule à Miami Beach.
Mais cette nouveauté révolution-naire suscite, semble-t-il, autant de convoitises que de craintes. Est-ce pour cela que, par deux fois, dans l'hôtel où se tient aussi un congrès d'entrepreneurs de pompes funèbres, on essaie d'attenter à sa vie ? Telle est l'énigme à laquelle va s'attaquer Regan Reilly, la jeune détective privée que connaissent les lecteurs de Par-dessus bord Et la troisième tentative d'assassinat sera dirigée contre elle... Carol Higgins Clark a de qui tenir, et le suspense dans les veines... Elle y ajoute ici une évidente marque personnelle, faite d'humour, de vivacité et de sens du récit. Pour se rendre digne de Léonora, qui à quinze ans lui avait juré un amour éternel, Guy a décidé de devenir riche. D'abord chef de gang dans les rues mal famées de Notting Hill Gate, il a fait fortune dans l'importation de tableaux. Et puis un jour Léonora lui a fait comprendre qu'il devait renon-cer à son rêve... Mais comment admettre, après tant de temps et d'efforts, qu'on a fait fausse route ? Le rêve va tourner à l'idée fixe, le ressassement à l'obses-sion. Et la romancière de Un enfant pour un autre nous montre comment un amour demeuré adolescent, presque fleur bleue, peut se muer en une inexorable mécanique de cauchemar... Quand ils avaient dix ans, Diane les aimait tous les trois Démosthène, Basile et Périclès. Pour la conquérir, ils étaient prêts à tout. Vingt ans plus 'tard, les illusions de la jeunesse se sont dissipées. Le temps a eu raison des passions trompeuses et la trahison laisse un goût amer. De Démosthène le poète déchu, de Basile devenu marchand de canons ou de Périclès l'idéaliste qui a préféré la solitude des grands espaces, lequel est resté fidèle au serment de leur enfance ? Un de ces trois hommes était destiné à Diane. Elle n'a plus droit à l'erreur. De la Cité interdite de Pékin au coeur des premiers soulèvements bolcheviques jusqu'aux mines de diamants du Kilimandjaro, Diane, au péril de sa vie, poursuit sa quête du véritable amour. Alors qu'en mars 1939 il se dispose à envahir la Pologne, Hitler décide de prévenir là riposte franco-anglaise en détruisant le canal de Suez. Le camp d'Otto Muller, un archéologue allemand lancé à la recherche du palais de la reine de Saba, servira de base à l'opération. Cependant, à Dahrein, au bord du golfe d'Aden, Ruth Cunnin-gham, la femme d'un archéologue anglais, s'adresse à l'aventurier Gavin Kane pour qu'il l'aide à retrouver son mari, disparu en plein désert. Lui aussi rêvait du légendaire palais, et du secret découvert voilà deux mille ans par le centurion grec Alexias. Trafiquants, agents doubles, espions nazis.:. Envi-ronnés de trahisons et de pièges, Ruth et Gavin devront affronter l'enfer de chaleur du Rub-al-Khali, cette région également nommée le « Quartier vide », pour sauver Cunningham et modifier, s'il se peut, le cours de l'Histoire. À la fois roman d'aventures et thriller historique, une réussite digne en tout point de L'Aigle s'est envolé et de Terrain dangereux. Avec l'âge, l'avenir perd son attrait ; seul le passé peut encore donner un sens à la vie. Lorsqu'elle apprend qu'on vient de retrouver des docu-ments vieux de cinquante ans, relatifs au séjour qu'elle fit en 1943-1944 dans une clinique psychiatrique, près de Compiègne, Olga, médecin retraité, bondit sur l'occasion de revisiter sa jeunesse. Résistante, elle se cachait alors dans cet établissement, sous le nom d'Odile Soulez, en qualité d'infirmière, après l'arrestation de plusieurs de ses proches, dont Paul, l'amour de ses dix-huit ans. Les souvenirs affluent de cette jeunesse traversée de tragédies. Mais surtout, à Boismesnil, Olga alias Odile va découvrir, sur ces malades qu'elle apprenait tant bien que mal à soigner, des faits qu'elle avait toujours ignorés. En faisant revivre les exaltations, les périls et les énigmes de ces années sombres, Evelyne Sullerot nous donne un magnifique roman de la mémoire et de l'espoir. Ecrit en hommage à son père, psychiatre, ce récit est inspiré de faits authentiques. Un amour ne se finit jamais. Dans ce beau roman à suspense, Evelyne Sullerot a mis beaucoup d'elle-même. Evelyne Le Garrec, Femme actuelle. Certains romans racontent l'histoire bien mieux que de gros documents. Alias est de ceux-Là. Danièle Mazingarbe, Madame Figaro. « Peut-être l'occasion de trouver le prince charmant... » Erin et Darcy estimaient plutôt amusant de répondre aux petites annonces (rubrique "Rencontres") pour aider une amie à préparer un reportage télévisé. Beau sujet de reportage, en effet, il y a toutes sortes de gens derrière l'anonymat des annonces... Et la romancière de La Nuit duc renard, Grand Prix de littérature policière 1980, experte en pathologie crimi-nelle, nous entraîne sur les pas de ses héroïnes dans un suspense de cauchemar. Entrepôts délabrés, quais déserts et brumeux où s'entassent les conte-neurs venus du monde' entier : Le Havre, comme tous les grands ports, attire gangs de toutes sortes et trafics interlopes. Ancien flic, à la tête d'une société de surveillance, Borel le sait mieux que quiconque, lui qui, depuis la chute du mur de Berlin, a vu grossir le flot des transfuges clandestins de l'Est, et se profiler derrière eux de redoutables mafias. Un soir, il est poi-gnardé par un Roumain qui réussit à prendre la fuite. C'est à Correto, son vieil ami, pilier de la Criminelle depuis vingt ans, qu'il incombe de découvrir ce que peut cacher ce meurtre. Aidé d'un journaliste local et d'un jeune stagiaire qui « en veut », il finira par mettre au jour, de l'Europe centrale au Canada via le grand port normand, un trafic où la vie humaine - celle de pauvres types qui ne cherchent qu'à fuir la misère -compte pour bien peu... Après La Main morte, grand prix de Littérature poli-cière 1995, et La Nuit des docks, Philippe Huet s'affirme comme l'un des auteurs importants du nouveau polar français. Tandis qu'un agitateur du nom de Vladimir Oulianov, alias « Lénine », est assassiné en Suisse, Raspoutine agonisant supplie le tsar de mettre fin à la guerre qui déchire l'Europe. L'Octobre rouge n'aura pas lieu. Un demi-siècle plus tard, la Sainte Russie est devenue la plus grande puis-sance de la planète, mais n'a plus de «saint» que le nom. Corruption, drogue, culte de l'argent s'y donnent libre cours. La mafia est un État dans l'État, qui gangrène jusqu'à la famille impé-riale. C'est alors que monte sur le trône une tsarine de dix-sept ans, Alexandra, bien résolue à tirer son pays du chaos, et à restaurer les valeurs spirituelles qui ont fait sa grandeur... Avec un époustouflant brio romanesque et historique, Vladimir Volkoff et Jacqueline Dauxois redéploient sous nos yeux un autre xxe siècle. Mais au-delà du jeu de poli-tique-fiction, aussi savoureux soit-il, leur émouvante héroïne incarne, face à l'abaissement moral et spirituel de notre fin de siècle, l'esprit de rébellion et d'exigence. SISSI, IMPÉRATRICE D'AUTRICHE Dans l'histoire des dynasties, la famille des Wittelsbach peut se targuer d'une ancienneté égale à celle des Habsbourg : elle aura gouverné la Bavière pendant près de huit siècles (de 1100 environ à 1918). Divisée depuis 1805 en deux branches, la ducale et la royale, elle s'allie aux maîtres de l'Autriche par le mariage de Sophie, fille du toi de Bavière, avec le cadet des Habsbourg, tandis que Ludovica, sueur de Sophie, épouse son cousin héritier de la branche ducale de Bavière. Quand Sophie décide de marier son fils François-Joseph devenu empe-reur d'Autriche-Hongrie, c'est à Hélène, l'aînée de ses nièces bava-roises, qu'elle songe comme bru. François-Joseph bouleverse ces plans en s'éprenant de la jeune sueur d'Hélène, la pétulante Elisabeth, dite Sissi. A seize ans, que sait-on de la vie? Sissi tombe amoureuse, elle aussi, de a Frantzi » et le conte de fées débute avec la procla-mation de leurs fiançailles. Il s'achève dès le lendemain des noces le palais est une sombre prison dont sa belle-mère est le geôlier, mais Sissi a trop de caractère pour ne pas réagir et prendre son vol. Ainsi commence la vie ardente de cette impératrice, enchanteresse désenchan-tée, qui a passé vivante dans la légende. Emmanuel Roblès est né en Algérie, à Oran, le 4 mai 1914. Il a publié ton premier livre en 1938 à Alger où il a vécu une grande partie de sa vie avant de se fixer à Paris. Plusieurs romans se sont succédé dont Le Vésuve, Les Couteaux, Les Hauteurs de la Ville, qui obtint le Prix Fémina en 1948, et Cela s'appelle l'Aurore porté à l'écran par Luit Bunuel. Il a également publié de recueils de nouvelles et .s'est révélé dra-maturge avec de pièces comme Montserrat, La Vérité est morte, créée par la Comédie-Française, et Plaidoyer pour un rebelle. Oui ou non, Smaïl va-t-il tuer Almaro? Mais qui est donc Almaro? Un « négrier » qui, en Algérie, pendant la deuxième guerre mondiale, recrute de la main- d'oeuvre indigène pour l'organisation Todt. Ses hommes ont surpris Smaïl à déchirer ses affiches. Il le fait arrêter unique- ment pour le battre et l'humilier. - Dès ce moment ce sera dans le coeur et l'esprit de ce garçon de vingt ans la montée d'un ressentiment de plus en plus exaspéré et cependant de plus en plus lucide. Mais si au car- refour de cette mésaventure et de son équipée avec un résistant français il prend davantage conscience de certaines valeurs humaines, il trouvera dans sa révolte sa propre tragédie. Georges Duhamel est né à Paria en 1884. Licencié ès sciences (1908), docteur en médecine (1909), il poursuit paral-lèlement travaux littéraires et recherches scientifiques. 1911 -collaborateur au Mercure. 1914 -chirurgien volontaire aux armées. 1918 - Prix Goncourt pour Civilisation. A partir de 1920, il te consacre aux lettres et voyage. 1930 - Prix de l'Académie française pour Scènes de la vie future. Elu à l'Académie française en 1935, il dirige le Mercure de France de 1935 à 1939. Président de l'Alliance française en 1937, il devient membre de l'Académie de Médecine la même année, de l'Académie de Chirurgie en 1940, de l'Académie des Sciences morales et politiques en 1942. Son ceuvre est consi-dérable : cycles romanesques, contes, essais, etc. Insensible à tout sauf à la musique, Cécile Pasquier a tant travaillé qu'elle est devenue une pianiste de concert célèbre dans le monde entier. Puis, un jour, cette belle jeune femme sereine a épousé Richard Fauvet. De tout le clan des Pasquier, c'est son frère Laurent qui en a été le plus meurtri, le plus inquiet. Meurtri, car Cécile a repoussé depuis toujours son meilleur ami Justin; inquiet, car Fauvet, esprit brillant, créateur du Groupe du Portique, est le type même de l'intellectuel cynique et froid. Cécile est-elle heureuse? Elle le dit, elle sourit en berçant son fils Alexandre. Bonheur apparent que la suite des jours désa-grège et rend à sa vérité. Cécile cherche dans la religion une aide pour retrouter sa sérénité perdue cependant que Richard, creusant de ses propres mains un fossé entre lui et son r Athéna x, précipite vers la rupture un mariage dont l'étude en profondeur forme l'essentiel de ce 7e volume de la Chro-nique des Paaquier. Jean Giono est né en 189 à Manosque (Basses-Alpes); il y fait ses études secondaires, puis travaille dans une banque. Après la guerre, il reprend son emploi et le garde jusqu'à ses premiers succès littéraires, en 1929, avec des poèmes et des romans qui expri-ment toute la poésie de la Haute Provence • Colline (1929), Un de Baumugnes (1930), Regain (1930), Le Grand Troupeau (1931), jean le Bleu (1932), Solitude de la pitié (1932), Le Chant du monde (1934), etc. ou une malicieuse culture classique : Naissance de l'Odyssée (1930). Depuis 1947, il a publié une série de romans d'un genre très ditjé-rent : Un Roi sans divertissement (1947), Noé (1947), Les Ames fortes (1950), Le Hussard sur le toit (1951), je Bonheur fou (1957), etc. Jean Giono est membre de l'Académie Goncourt depuis 1934. S'il dit que les cordonniers n'ont pas le loisir de lever le nez pour regarder voler les aigles, c'est par désir d'éviter une discussion, car il sait prendre le temps de contempler non seulement les nuées d'hiron-delles . tournoyant dans le ciel de Manosque, mais aussi toutes les beau-tés du monde : il y a en lui une sagesse, un don de poésie, une douceur et une gaieté à la saint François d'Assise qui en font un homme dont on peut s'enorgueillir d'être le fils - et Jean Giono n'est jamais plus éloquent que lorsqu'il trace le portrait de son père, l'homme qui lui a enseigné « les vraies richesses ». Les êtres participent autant de la souche familiale que du terroir où elle est enracinée. Aussi, que Jean Giono parle de ses parents, de sa tante bâtisseuse de voies ferrées et peureuse de tunnels, de M. Jules ou de Marseille, toujours la Provence apparaît, nourricière et source de joie. Une joie qui demeure même aux heures sombres, quand la trompeurs de la guerre appellent les hommes loin des collines où il fait si bon chasser la sauvagine. Une joie que Jean Giono excelle à traduire, entrecroisant les thèmes de la mort, de l'amour et du plaisir de vivre sous le signe de Pan et de son royaume, dans ces récits qui forment le second tome de L'Eau vive. Britannique de naissance, de nationalité canadienne, vivant aux Etats-Unis, Arthur Hailey est l'auteur international par excel-lence. Ses livres, citons entre autres Airport, Detroit, Black out, ont été traduits dans le monde entier. Né en avril 1920 à Luton, en Angleterre, pilote dans la Royal Air Force pendant la seconde guerre mondiale, il émigre au Canada en 1947: d'abord dans les affaires, il commence à écrire en 1956 des dramatiques pour la télévision, avant de se consacrer entièrement au roman, à partir de 1959. 11 vit actuellement avec sa femme Sheila aux Bahamas. Elle n'a jamais accepté de se laisser guider aveuglément par les choses de la vie; elle a toujours choisi d'aimer les êtres qu'elle aimait. A ses risques et périls, elle a choisi, une fois pour toutes, d'être l'unique responsable de son destin plutôt que d'avoir à dire merci à quiconque. Son bonheur, sa réussite, elle ne les devra à personne; son des-tin, elle le construira jour après jour. Son pari est une gageure car on ne gagne pas sur tous les tableaux: dans un milieu où les hommes font la loi - l'industrie pharmaceutique -, vouloir mener de front une vie de femme accomplie, épanouie, et une carrière professionnelle jusqu'au sommet, cela est impossible. A moins de s'appeler Celia Jordan... Paul-Loup Sulitzer est né le 22 juillet 1946. Cela fait plus de quinze ans qu'il occupe, dans la finance et les affaires inter-nationales, une place de premier plan. Sa notoriété a dépassé le cadre de la France pour gagner la Grande-Bretagne et surtout les Etats-Unis. Il est économiste et, dans les affaires internationales, on fait appel à sa qualité d'expert financier. Tous ses romans : Money, Cash! (prix du Livre de l'été, 1981), Fortune, Le Roi vert, Popov, Hannah et L'Impératrice (suite de Hannah), La Femme pressée, Kate, Les Routes de Pékin, Cartel et Tantzor sont des best-sellers internationaux. Ses romans sont traduits dans quarante pays. En Yakoutie d'abord, puis à Tbilissi, puis à Moscou, ils ont tenté de le tuer. Pourquoi vouloir avec tant d'acharnement la mort d'un jeune Géorgien sans famille - et sans un kopeck? Celui qu'on appellera bientôt Tantzor, « Le Danseur », ne le sait pas. Ce qu'il sait, c'est qu'il n'a pas l'intention de se laisser faire. Et que dans l'URSS de la perestr6ilca, conjuguant pénurie, misère et anarchie économique, tout redevient possible à qui veut gagner. Tantzor va devenir riche. Influent. Connu. Et s'attacher à démasquer les assassins, à mettre à nu les haines et secrets d'un autre temps dans cette Russie d'apparatchiks en déroute et d'espions interlopes, de vieux privilégiés et de nouveaux mafieux. Avec au coeur la rage d'être libre. Et l'amour de Marina, fille du Roi des Voleurs... f Né en 907 à Acy-en-Multien (Oise), Roger Vailland étudie à Reims, puis à Paris (Ecole normale supérieure, licence de philosophie) où il prend part au mouvement surréaliste. Devenu journaliste, il fait des reportages, notamment en Abyssinie, en Ethiopie et en Albanie. Entré dans la Résistance pendant la seconde guerre mondiale, il sera ensuite correspondant de guerre auprès des armées alliées. Il évoque ces années clandestines dans Drôle de jeu (Prix Interallié 1945) - adapté à l'écran - et dont certains héros revivent dans Bon pied bon aeil. Dès lors, la carrière de Roger Vailland est celle d'un romancier, d'un essayiste, d'un homme de théâtre et même d'un scénariste (adaption des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos). 325 000 francs, paru en 1956 (adapté pour la télévision), trouve dans le très vif succès remporté auprès du public la confirmation d'un talent de qualité. En 1959, le Prix Goncourt est décerné à La Loi. Militant communiste, Roger Vailland a quitté le parti en 1956 après l'invasion de la Hongrie. Il est mort en mars 1965 à Meillonnas (Ain). Son patronyme est Belmaschio, mais on l'appelle Beau Masque sans y chercher de malice, par commodité et manie de franciser le nom plutôt que désir de l'affubler d'un sobriquet qu'il porte du teste assez bien, encore que son charme vienne moins de la régularité de ses traits que de ses manières séduisantes. Il a quitté l'Italie, où la police lui cherchait noise pour avoir réglé à sa manière le compte de deux traîtres pendant la guerre. -Employé sur un chantier, licencié à la suite d'une grève organisée par lui afin d'améliorer le sort de ses camarades, il est devenu ramasseur de lait pour la coopérative du Clusot. Communiste, Beau Masque? Non, sympathisant actif. Ainsi a-t-il gagné L'amitié de Pierrette Amade, déléguée syndicale et ouvrière à l'usine de tissage du pays, militante toute dévouée au parti, et aussi jeune et jolie femme dont il tombe amoureux. II n'est pas le seul : un des pa-irons de la filature, Philippe Letourneau, fait de même sans succès, au contraire de Beau Masque qu'il cherchera à évincer pat tous les moyens. Leur rivalité amoureuse se joue en contrepoint dune bataille sociale et d'une rivalité entre maîtres de l'usine où se révèlent les vraies dimensions des héros de Roger Vailland. « je suis comme un enfant qui a peur de la solitude. » Cette confidence. de Chateaubriand à Mme de Staël éclaire les origines d'une autobiographie née du besoin de peupler sa solitude par des souvenirs. Les Mémoires de ma vie ne sont pas les Confessions de Jean-Jacques. René oppose à la religion de l'aveu le respect des convenances et le souci du scan-dale : « Il ne faut présenter au monde que ce qui est beau. » Mais échappe-t-on au besoin de se racon-ter? De leur conception en 1809 à leur achèvement, huit ans plus tard, les Mémoires de ma vie n'en finissent pas de dévoiler ce qui devait rester caché, au point que les Mémoires d'outre-tombe censureront ou gommeront bien des confidences comprises dans ce récit riche et foisonnant d'une jeunesse provinciale et bretonne, à la fin de l'Ancien Régime. On peut regarder ces Mémoires comme une marine, pour le tableau lui-même. On peut aussi, et les notes de cette édition y aident singulièrement, courir des Mémoires de ma vie aux Mémoires d'outre-tombe, pour mieux mesurer ce que sont devenus, avec le temps, l'écrivain et l'homme Chateaubriand. Issu d'une famille de magistrats, né à Paris, Philippe Hériat devient d'abord 'assistant metteur en scène de films et acteur de cinéma, puis de théâtre. Sa réussite de comédien lui donne le loisir d'écrire. Il obtient le Prix Renaudot pour son premier roman, L'Innocent (1931), puis le Con-court pour Les Enfants gâtés (1939) et le Grand Prix du roman de l'Académie française pour Famille Boussardel (1946). Le Grand Prix littéraire du Conseil de la Seine lui a été attribué pour l'ensemble de son ceuvre. Philippe Hériat a aussi écrit pour le théâtre, l'opéra et le ballet, mais c'est avec sa série romanesque des Boussardel qu'il a conquis dans les lettres du demi-siècle une place de premier plan. Il est membre de l'Académie Goncourt depuis 1949. Agnès Boussardel n'est pas loin de considérer que sa plus belle réussite professionnelle est encore sa propre maison, Font-Verte, qu'elle a remise en état et qu'elle habite avec son fils Renaud. En fait, « Mme Agnès » a une excellente cote de décoratrice dans ce coin de Provence intérieure et elle ne chôme pas, ce dont elle serait la der-nière à se plaindre. L'avenir l'inquiète davantage maintenant que son fils avance en âge et que sa famille a réussi à la spolier. Renaud... est-ce sage de laisser vivre dans l'isolement cet adolescent de quinze ans ombrageux et possessif à son égard? Agnès verrait d'un bon ceil qu'il se lie d'amitié par exemple avec Peyrol, son jeune répétiteur de mathématiques, d'un an plus âgé. L'expérience Peyrol est en cours lorsque les Boussardel réclament 1 aide d'Agnès. Sa pre-mière réaction est un refus. Sous la pression de son fils, elle se ravise. Pour l'amour et l'intérêt de Renaud, elle est prête à bien des sacri-fices... Entre autres, à envoyer promener Paul Groult, dont elle aménage le jas. Ce travail commencé d'un coeur divisé, inquiet, lui apportera pourtant la paix et marquera pour elle le début du < temps d'aimer ». En même temps, sa mère près de mourir lui reviendra. Ainsi finit sur une note sereine l'histoire d'Agnès commencée dans Famille Boussardel et poursuivie dans Les Enfants gâtés et Les Grilles d'or. Née en 1908 à Paris, Simone de Beauvoir étudie dans un cours privé, puis en Sorbonne où elle fait la connaissance de ].-P. Sartre. Licenciée ès, lettres et agrégée de philosophie (1929), elle enseigne à Marseille, Rouen et Paris. Elle publie son premier roman, L'Invitée, en 1943, puis des ouvrages philosophiques d'inspiration existentia-liste (Privilèges, Pour une morale de l'ambiguïté, Le Deuxième Sexe) et une pièce de théâtre. Son 4` roman, Les Mandarins, lui vaut le prix Goncourt en 1954. Elle voyage beaucoup (Russie, Chine, Etats-Unis, etc.) et écrit divers essais, notamment : L'Amé-rique au jour le jour, La Longue Marche. En 1958, dans . Mémoires d'une jeune fille rangée, elle commence son autobiographie qu'elle complète dans deux autres volumes La Force de l'âge (1960) et La Force des choses (1963). Après des nouvelles, La Femme rompue, et un roman, Les Belles Images, elle revient à l'essai, en 1970, avec une importante étude sur La Vieil-lesse. La vie a été souvent comparée à un chemin et la vieillesse à la dernière partie du trajet, aussi paraît-il naturel que le voyageur, au terme d'un long parcours qui l'a souvent épuisé, s'endorme pour ne plus se réveiller. Cette vague notion abstraite de la mort, nous l'avons tous eue présente à l'esprit en apprenant la disparition d'une personne étrangère. Mais en est-il de même quand il s'agit d'une personne proche et que l'on assiste à sa fin? Que devient alors la réaction normale, objective, banale même, en face d'un être qui « a l'âge de mourir », comme on dit communément? Simone de Beauvoir en fait l'expérience au chevet de sa mère qui, à soixante-dix-huit ans, se casse le col du fémur. Les médecins découvrent qu'elle est atteinte d'un sarcome, l'opèrent, la prolongent. Son agonie durera quatre semaines. Agonie? Oui, puisqu'elle ne peut pas guérir. Alors, pourquoi cette souffrance inutile, ces soins vains? A cette question angoissée des témoins répond la lutte du « voya-geur » qui refuse de se croire arrivé à l'étape finale. Une Mort très douce n'est pas seulement un chapitre à ajouter aux Mémoires d'une jeune fille rangée, à La Force de l'âge, à La Force des choses - c'est aussi une réflexion de philosophe sur un problème qui. a troublé de tous temps l'humanité. Né à Vienne en 1862, Arthur Schnitzler devient médecin comme son père et son frère, mais s'intéresse de plus en plus aux lettres. 11 rem-porte ses premiers succès au théâtre avec, notamment. Amourette (18951 et un grand nombre de pièces en un acte. De La Ronde (1900), hfax Opbüls a tiré un film célèbre. C'est surtout dans le domaine du roman et de la nouvelle qu'il impose ce qu'un critique a appelé son naturalisme délicat. Ce spécialiste de l'introspection sait s'y montrer satirique mordant autant que sensible. Arthur Schnitzler est mort à Vienne en 1931. Le lieutenant Kasda se flatte de savoir s'arrêter à temps quand il joue aux cartes. Il a vu trop d'officiers obligés de quitter l'armée, déshonorés à cause d'une dette de jeu impayée. C'est le cas de l'ex-lieutenant von Bogner, par exemple, qui vient le supplier de lui prête mille florins. Kasda - qui ne les a pas - ima-gine de les gagner au jeu. Les carres commencent par lui être favorables, puis la chance tourne et il perd onze mille florins; son adversaire en exige le paiement pour le lendemain. L'histoire de Willi Kasda saisi dans un engrenage dont il ne voit qu'un moyen de s'arracher est beaucoup plus qu'une chronique d'officiers viennois : elle exprime toute la difficulté de vivre. Dans Rien qu'un Rêve, la fatalité ne joue pas un moindre rôle, mais c'est la masse confuse de désirs et d'instincts enfouis au plus profond des êtres qu'elle révèle à l'occasion du bal masqué auquel le médecin Florestan assiste clandestinement. Dans ce conte allégorique, Arthur Schninler donne libre cours à son art de mettre à nu les âmes, qui en fait un des meilleurs écrivains autrichiens du début du siècle. Robert Merle est né à Tebessa en Algérie. Il fait ses études secondaires et supérieures à Paris. Licencié en philosophie, agrégé d'anglais, docteur ès lettres, il a été professeur de lycée, puis professeur titulaire dans les facultés de lettres de Rennes, Toulouse, Caen, Rouen, Alger et Paris-Nanterre où il enseigne encore aujourd'hui. Robert Merle est l'auteur de nombreuses traductions (entre autres Les Voyages de Gulliver), de pièces de théâtre et d'essais (notamment sur Oscar Wilde). Mais c'est avec Week-end à Zuydcoote, prix Goncourt 1949, qu'il se fait connaître du grand public et commence véritablement sa carrière de roman-cier. Il a publié par la suite un certain nombre de romans dont on peut citer, parmi les plus célèbres, La Mort est mon métier, L'Ile, Un animal doué de raison, Malevil, Le Propre de l'Homme, et la grande série historique en six volumes Fortune de France. Avec La Volte des vertugadins et récemment L'En-fant-Roi, Robert Merle a donné une suite à Fortune de France. Il est rare dans l'édition de voir une saga en plusieurs volumes obtenir pour chacun de ses livres un égal succès. Fortune de France fut un de ces cas d'exception où les lecteurs demeurent fidèles de livre en livre aux héros imaginés par l'écrivain. Nombreux sont ses romans qui ont fait l'objet d'une adapta-tion cinématographique ou télévisuelle. Le cinquième volume de la saga des Siorac couvre, de 1588 à 1594, les avant-derniers soubresauts de l'atroce guerre de religion qui, depuis un demi-siècle, déchire les Français : la « Sainte Ligue u, soutenue par l'ambition des Princes lorrains et l'or de l'Espagne, veut l'éradiction par le fer et le feu des protestants. Au rebours, le très catholique Henri III, puis son successeur huguenot, Henri IV, s'emploient à faire coexister pacifiquement les deux Eglises. Mais, à son avènement, Henri IV, époux sans femme et général sans argent, est aussi un roi sans couronne. Son royaume est à reconquérir sur la Ligue. Sa capitale même est aux mains des Seize et des prêtres qui les fanatisent. Pierre de Siorac est d'abord soldat dans les armées royales -métier qui, au xvr° siècle, « enrichit son homme quand il ne le tue pas p; puis, sur les instances du roi, retourne à ses périlleuses missions secrètes dans le Paris occupé de la Ligue. Dans cette chronique où se mêlent en une seule ardente coulée la petite histoire du héros - riche en aventures et amours - et la grande Histoire du royaume, foisonnent les scènes saisissantes les retrouvailles à Plessis-lez-Tours d'Henri III et du futur Henri N; l'assassinat à Saint-Cloud d'Henri III; la victoire d'Ivry sur la ligue; les horreurs du siège de Paris; la conversion, si controversée, du roi à la religion catholique; son entrée triomphale dans sa capitale. Au long de ces pages colorées, où les dialogues et l'action abondent, le détail, le quotidien et le vécu, recréés par l'imagi-nation romanesque, viennent jeter sur l'Histoire événementielle un éclairage nouveau. Pierre de Siorac peint au vif les seigneurs féroces, vénaux ou vertueux, les « piaffants capitaines », les grandes dames rêvant de matrimonie royale, les gens de robe prudents, les prédicateurs déchainés, mais aussi la piétaille bonnetières, drapiers, menuisiers, ouvriers mécaniques, lans-quenets cannibales, pages turbulents, « femmes d'amour » et laquais : petit peuple ignorant et tyrannisé, prêt à périr pour sa foi dans les rues fangeuses de Paris, mais dont-le retournement en faveur d'Henri N après sa conversion décidera - momenta-nément - de la paix. Pierre Benoit est né à Albi en 1886. Il vit en Algérie et Tunisie jusqu'en 1907, et après avoir obtenu une licence de Let-tres à Montpellier, il gagne Paris en 1910 pour préparer l'agrégation d'histoire. Ses deux premiers romans : Koenigsmark et l'Atlantide, parus en 1917 et 1919, lui conquièrent un immense public. Pierre Benoit devait par la suite publier près de 50 ouvrages. Elu à l'Académie française en 1931. Mort à Ciboure en 1962. Le Gobi, l'effrayant désert dévoreur d'hommes et de troupeaux, avec son en-chevêtrement de ravins, d'escarpements, de précipices : épouvantable labyrinthe, tour à tour brûlant et glacé où bêtes et gens tournent inlassablement... Dans cet enfer balayé par des tornades impitoyables, deux aventuriers Sanders et Rodianko recherchent Koubilaï, le tigre géant... Mais chacun d'eux poursuit en se-cret la conquête de la danseuse Alzire. Celle-ci appartiendra-t-elle à celui qui ra-mènera le fantastique animal? Philipp Vandenberg est né en 1941 à Breslau. Il passe son enfance dans un orphelinat avant d'être adopté par son beau-père avec lequel il ne s'entend pas. Il se réfugie alors dans l'étude de l'his-toire de l'art et de la littérature allemande. A l'âge de seize ans, il tourne son premier court-métrage, couronné par un prix interna-tional. Il débute sa carrière comme pigiste dans un quotidien mais s'oriente vite vers l'écriture. Son premier thriller archéologique, La Malédiction dImhotep, deviendra rapidement un best-seller inter-national. Il a depuis écrit une vingtaine d'autres ouvrages dont Né fertiti et Le Pharaon oublié. Ses romans ont paru chez soixante-treize éditeurs et ont été traduits en vingt-sept langues. Intrigues de pouvoir, secrets d'État, liens parfois tortueux avec la poli-tique, l'argent ou la mafia... Derrière la splendeur de Saint-Pierre et les bénédictions papales, le Vatican a lui aussi sa part d'ombre. Et dans ses archives interdites dorment des secrets venus du fond des âges. De mystérieuses inscriptions, découvertes lors de la restauration des fresques de la Sixtine, laissent augurer un séisme. Elles constitueraient la vengeance de Michel-Ange contre les papes qui l'ont si durement traité. Mais quelle vengeance? Alors que la Curie veut étouffer l'affaire, le cardinal jellinek décide de le savoir, coûte que coûte. De l'atelier de Buonarroti à la chambre d'agonie de Jean-Paul I", des écrits kabbalistes médiévaux aux recherches des savants contemporains, il va remonter peu à peu vers la plus inattendue et la plus terrible des révélations. Un secret auquel fut initié le Florentin, et que les nazis ont connu. Une vérité susceptible de faire chanceler l'Église tout entière... Source : Le Livre de Poche, LGF
Les internautes qui ont acheté ce livre ont également acheté...
|
||||||||||||||||||||