{"product_id":"livre-un-delicieux-quiproquo-une-invitee-surprise","title":"Un délicieux quiproquo \/ Une invitée surprise","description":"Un délicieux quiproquo?\u0026gt;KIM LAWRENCE?\u0026gt;1.?\u0026gt;Theo continua à avancer comme si de rien n'était, mais il savait que la crispation qui marquait ses traits devait en dire long sur ce qu'il pensait : il n'avait guère apprécié ce qu'il venait d'entendre.Non, il ne rêvait pas, se dit-il en s'efforçant de ne pas perdre son calme. Il venait bien de se faire remettre à sa place par la secrétaire de son frère, une obscure employée dont il connaissait à peine, jusque-là, le son de la voix.C'était invraisemblable, songea-t-il en se repassant en boucle la scène dans la tête. Quand, à son arrivée dans la pièce, elle avait enfin daigné lever la tête de son ordinateur, elle lui avait lancé un regard de profond mépris avant de lui expliquer d'une petite voix acide qu'en effet il était attendu, mais une demi-heure auparavant...Il avait failli éclater de rire devant un tel toupet, mais l'exaspération avait bientôt pris le dessus. Depuis la première fois qu'il l'avait croisée, cette fille lui tapait sur les nerfs, sans qu'il sache vraiment pourquoi d'ailleurs. Etait-ce son air à la fois pédant et pincé, cette façon ridicule de surprotéger son frère Andreas, ou l'hostilité à peine voilée qu'elle manifestait à son égard ?Si elle avait un problème, qu'elle le règle et cesse de le dévisager de cet ?il noir comme s'il était le diable en personne ! Il n'avait pas pour habitude de se faire traiter ainsi par une subordonnée. En tant que chef d'entreprise, Theo se fichait que ses employés l'aiment ou pas, tant qu'ils exécutaient correctement leur travail, mais il n'était pas prêt pour autant à tolérer ce genre de comportement de la part de la secrétaire de son frère.Si elle n'avait pas été aussi compétente, voilà longtemps qu'il aurait conseillé à celui-ci de s'en séparer. Mais voilà, il y avait un hic : c'était une assistante hors pair, la meilleure que son frère ait jamais eue. Ce qui n'était pas difficile, puisque jusqu'ici Andreas avait choisi ses collaboratrices en fonction de leur tour de poitrine et de leur décolleté, et non sur leurs capacités à manier Excel et à maîtriser des langues étrangères...Ainsi, Elizabeth Farley tranchait en tout point avec les blondes plantureuses qui l'avaient précédée. Elle était efficace, rapide, et n'abandonnait pas ses dossiers au milieu de la journée pour courir les boutiques de vêtements. D'ailleurs, elle ne fréquentait certainement pas ces magasins, songea-t-il tout à coup en regardant ses ongles courts et non manucurés, son tailleur gris souris aussi triste que ses chaussures plates au cuir terne.Contrairement à Andreas qui ne sortait qu'avec des gravures de mode et couvrait ses conquêtes de toilettes griffées, Theo ne nourrissait pas un intérêt particulier pour le prêt-à-porter féminin. Cependant, impossible de ne pas remarquer à quel point Elizabeth Farley était mal habillée... A vrai dire, le seul effort dont elle semblait capable en matière d'apparence était de dissimuler tout ce qui pouvait être féminin en elle sous les tenues les plus mal seyantes.En tout état de cause, bien qu'il soit un patron moderne et d'esprit ouvert qui avait en horreur l'obséquiosité de certains collaborateurs, il ne pouvait accepter qu'on lui manque ainsi de respect au sein même de l'entreprise familiale qui portait le nom des Kyriakis.Il détestait avoir à jouer au P.-D.G., mais cette fois-ci il devait remettre les points sur les i, se dit-il. Il allait faire comprendre à cette petite péronnelle qu'à l'avenir elle devrait changer radicalement de comportement à son égard.Il s'apprêtait à pénétrer dans le bureau d'Andreas quand il se retourna vers la jeune femme.Elizabeth le dévisageait avec une étrange immobilité, et il lui fallut quelques secondes pour s'apercevoir avec stupeur que, derrière ses horribles lunettes dignes des années cinquante, elle pleurait...Au contraire de certains hommes qui fondaient d'attendrissement devant de pareils spectacles, il avait toujours détesté les femmes qui pleuraient : à son avis, il s'agissait en général d'un vil chantage pour faire pression sur la gent masculine. Cette fois, pourtant, il éprouva pour le chagrin d'Elizabeth Farley un intérêt aussi surprenant qu'inhabituel.? Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il.La question perturba Elizabeth. Elle s'était attendue à tout sauf à cette lueur de compassion dans les yeux noirs de Theo Kyriakis ! Mais, loin de la réconforter, l'attention de ce dernier acheva de la déstabiliser : elle éclata en sanglots.Horrifiée, elle tenta de maîtriser ses larmes, sans résultat, tout en pestant intérieurement contre Theo Kyriakis. Quelle idée de faire preuve de cette gentillesse déplacée au moment précis où elle s'en serait bien passée ! Pourquoi ne restait-il pas l'homme insensible et déplaisant qu'il était d'habitude ? Du plus loin qu'elle se souvenait, il l'avait toujours embarrassée sans qu'elle s'explique pourquoi. Pourtant, d'ordinaire, elle s'interdisait de porter des jugements trop hâtifs sur les gens, mais elle avait éprouvé un malaise immédiat lors de leur première rencontre. Il était aussi condescendant et inaccessible que son frère Andreas était cordial et charmeur, se dit-elle, redoublant de sanglots.A la première minute de l'entretien qui avait débouché sur son embauche, Andreas avait fait sa conquête. Depuis lors, elle nourrissait pour lui un amour sans espoir. Et cette situation lui était devenue insupportable.« Je dois m'arrêter de pleurer, je dois m'arrêter de pleurer ! » se répéta-t-elle, de plus en plus affolée. Au prix d'un terrible effort sur elle-même, elle parvint au bout d'un temps qui lui parut infini à étouffer ses sanglots. Theo la dévisageait toujours, une expression de stupéfaction désolée sur son visage aux traits virils.Quand Elizabeth fut enfin capable de parler, elle bredouilla une explication aussi peu convaincante qu'alambiquée sur une mystérieuse allergie qui lui provoquait des réactions oculaires. Mais elle était parfaitement consciente que Theo ne la croyait pas. Elle n'avait jamais su mentir...Comment pouvait-elle se laisser aller à un tel accès de faiblesse, alors qu'Andreas se trouvait dans le bureau d'à côté ? Et, pour couronner le tout, sous les yeux effarés du grand patron de l'entreprise ? Car chacun savait que, même si Andreas avait le titre de directeur général, c'était Theo qui tenait les rênes de la société et en avait fait la florissante multinationale cotée en bourse qu'elle était devenue.Elle se moucha discrètement tout en risquant un ?il sur Theo. Elle aperçut son profil altier, et dut admettre qu'il avait une incroyable prestance avec ses yeux noirs ourlés d'interminables cils, son nez droit, sa bouche aux lèvres bien dessinées.A plusieurs reprises, elle avait constaté à quel point, tel un aimant, il attirait l'attention quand il pénétrait dans une pièce. Etait-ce sa plastique de play-boy, sa haute stature, ou plutôt cette aisance naturelle qui émanait de toute sa personne, exactement comme s'il était persuadé qu'il avait le monde à ses pieds ? Et le pire était qu'il semblait parfaitement indifférent à l'admiration et à l'intérêt qu'il suscitait ! Il se contentait de sourire, juste ce qu'il fallait, et il était toujours d'une élégance raffinée dans ses costumes de grand couturier qui mettaient en valeur ses longues jambes et sa carrure d'athlète. Les femmes le buvaient des yeux, les hommes le jalousaient, mais il n'en avait visiblement que faire.Andreas, lui, était tout le contraire, et c'est ce qui avait séduit Elizabeth à la première seconde. Elle avait immédiatement succombé à son charme et à son sourire irrésistibles. Il était aussi sensible que Theo semblait dur... S'il l'avait vue pleurer, il l'aurait aussitôt prise dans ses bras et serrée contre lui pour la réconforter. Puis il aurait plaisanté, trouvant aussitôt le mot juste pour la dérider, et elle aurait séché ses larmes, rassérénée.L'idée même de Theo Kyriakis la prenant dans ses bras pour la consoler parut à Elizabeth aussi saugrenue qu'inquiétante. Il était si grand, si musclé, si viril ! se dit-elle en réprimant un frisson. Elle préférait ne pas penser à l'effet que cela devait faire d'être pressée contre son large torse : ce devait être tout simplement effra...\u003cbr\u003e\n\u003cbr\u003e\nSource : Harlequin","brand":"Book Hémisphères","offers":[{"title":"2011 - Occasion - Bon Etat - Pliure(s)","offer_id":48775071334726,"sku":"V567675","price":3.48,"currency_code":"EUR","in_stock":false}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0517\/5915\/3314\/products\/0412643_5d18f385-1fa4-4161-be2a-e8f2cfaebe91.jpg?v=1699570357","url":"https:\/\/www.livrenpoche.com\/fr-be\/products\/livre-un-delicieux-quiproquo-une-invitee-surprise","provider":"Livrenpoche","version":"1.0","type":"link"}