Le temps d'Anaïs

Georges Simenon

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Résumé de Le temps d'Anaïs

Un homme au volant d'une auto. La forêt, la nuit, la pluie. Et la panne...
Dans l'obscurité, et sans même pouvoir allumer une cigarette, car le briquet électrique s'est éteint en même temps que les phares, évidemment, l'homme s'en va, à pied.
S'en va sans savoir où. Alourdi de pluie... Voir plus...

  • Le temps d'Anaïs de Georges Simenon
  • Collection : Romans ; Simenon - 2ème Série n°7 chez Presses de la Cité
  • Genre : Roman
  • 185 pages
  • Paru en 1972 dans cette collection
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  • EAN : 225800120X

Un homme au volant d'une auto. La forêt, la nuit, la pluie. Et la panne...
Dans l'obscurité, et sans même pouvoir allumer une cigarette, car le briquet électrique s'est éteint en même temps que les phares, évidemment, l'homme s'en va, à pied.
S'en va sans savoir où. Alourdi de pluie et de boue. Gourd de froid. Anxieux et effacé.
Un village. Sur la petite place sombre, une fenêtre et une porte vitrée vaguement éclairée. Épicerie et bistro. De la lumière, de la chaleur. Le repos peut-être après la longue et lourde marche dans la terre gluante et qui enlise.
Non. Le voyageur qui entre là se trouve bientôt retranché de la communauté humaine. A peine a-t-il repoussé derrière lui la porte au grelot qui tinte que les regards hostiles l'enveloppent. L'épicière ramasse sa chatte dans son giron. Le cabaretier rappelle son chien qui venait flairer les jambes de l'homme. Deux buveurs attablés au retour de la chasse se rapprochent comme machinalement de leur fusil.
Il est trempé, visiblement las et grelottant. Il boit un alcool qui lui arrache la gorge. Personne ne lui offre une place auprès du feu. Personne ne pousse vers lui une chaise.
On le regarde comme un animal malfaisant.
Est-ce que cela se voit... qu'il a tué ?...
Il téléphone. Il appelle la gendarmerie. Les autres dressent l'oreille : ils avaient bien senti quelque chose!
Et jusqu'à ce que les gendarmes arrivent, il reste debout, de plus en plus fatigué, de plus en plus triste, ayant de plus en plus l'impression d'être un lépreux, un pestiféré...
Non! Pas cela! Un criminel! Et tous ces justes déjà se sentent des juges. Et Albert comprend qu'il n'a plus rien à attendre des hommes parce qu'il a tué un des leurs...
DORINGE

Source : Presses de la Cité

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