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Les lumières de New York
Les lumières de New York
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Description
Ce livre est dédié à Anne Coolidge Taylor
Merci à Laura Langlie, à Selina McLemore, à
Margaret Marbury et à toute l'équipe chez
Red Dress Ink ? merci pour leur patience et leursconseils. Et merci, en?n, à ma famille et à mes
amis pour leurs encouragements et leur soutien.1
Lorsque le téléphone se met à sonner, je suis plongée dans mon rêve favori... je vole !
J'ouvre un ?il, histoire de véri?er si la sonnerie fait partie de mon rêve. Mais dans mon rêve le ciel est bleu et illuminé par la lumière dorée du soleil. Ma chambre, elle, est plongée dans l'obscurité et il y fait un froid de canard, car mon nouveau copain de chambre adore dormir les fenêtres grandes ouvertes. Même en plein mois de mars, à Manhattan ! Et ce ?chu téléphone qui continue de sonner.
Peter bredouille quelques onomatopées et tire la couette sur sa tête. J'envisage de l'imiter, mais je me dis que personne ne m'appellerait au beau milieu de la nuit sans une bonne raison de le faire. Je tends le bras vers le téléphone.
? ... llo ?
? Rachel ? C'est Glenn Gallagher.
C'est sûrement une blague.
? Quelle heure est-il ?
? Presque 6 heures. Ecoutez, j'ai besoin de vous au bureau. Il nous reste peu de temps pour nous préparer.
? Nous préparer à quoi faire ?
? Je vous le dirai quand vous serez là. Rendez-vous dans une heure.
? Mais nous sommes sam...
Je viens de comprendre que je parle dans le vide. Il a déjà raccroché.
Comme je suis encore à moitié endormie, ma réaction se fait un peu attendre. Cinq bonnes secondes s'écoulent avant que je ne reprenne mes esprits, suf?samment en tout cas pour proférer la seule chose adaptée à ce genre de situation.
? Non mais, quel con !
Peter émet une sorte de hoquet et se redresse brutalement en position assise. J'ai dû parler plus fort que je ne le voulais.
? Bonjour aussi, toi !
Même dans le noir, j'arrive à repérer le contour de ses cheveux blond roux.
? Tu ressembles à Alfalfa.
? Pardon ?
? Tu sais, dans la série Les Petites Canailles... Celui avec une crête sur la tête, et qui chante.
? Je me sens d'humeur à faire l'amour.
? Oui, bon ! Tu sais... celui qui a le béguin pour Darla.
? Et ça fait de moi un con ?
? Non. Qui a dit que tu étais un con ?
? Toi. A l'instant.
? Ce n'est pas à toi que je parlais.
? C'est toujours bon à savoir.
Il se laisse retomber sur ses oreillers et se rapproche de moi.
? Au fait, à qui parlais-tu ?
Je me blottis dans ses bras. En dépit du froid polaire qui règne dans cette piaule, le corps de Peter dégage de la chaleur.
? A Glenn Gallagher. Mais il ne m'a pas entendue le traiter de con, il avait déjà raccroché.
? Ah bon.
? Comme tu dis.
? C'est qui, ce Glenn Gallagher ?
? La nouvelle recrue de Stan Winslow.
? Et pourquoi nous appelait-il au beau milieu de la nuit ?
Je suis toujours émerveillée quand je l'entends dire « nous ». C'est que... c'est tellement nouveau pour moi. Depuis que j'ai quitté la fac et jusqu'à la semaine dernière, j'ai toujours vécu seule, et je ne suis toujours pas habituée à ce qu'on me parle à la première personne du pluriel parce que nous vivons ensemble, sous le même toit.
? Il m'a dit qu'il avait besoin de moi au bureau. Dans une heure. En?n... maintenant, disons plutôt cinquante-cinq minutes.
? A ton avis, il sait que nous sommes samedi ?
? C'est probable.
? Et que nous avions l'intention de faire la grasse matinée ? Avant de prendre un bon petit déj' bien peinards en lisant le New York Times, et d'essayer de voir où je pourrais caser toutes mes affaires ?
Les effets de Peter sont arrivés de San Francisco il y a quelques jours, et chaque mètre carré encore disponible de mon appart' s'est retrouvé squatté par des piles de cartons toujours pleins.
? Je doute qu'il y ait vraiment pensé.
? Pourquoi entrer de nouveau dans son jeu ?
Je me dégage en soupirant de l'étreinte de Peter. La descente de lit est froide sous mes pieds nus.
? Parce que dans une banque d'investissement c'est comme ça qu'on devient associée.
? En laissant les cons vous intimer l'ordre de sortir du lit au petit matin, le week-end ?
? Si je continue sur ma lancée, c'est bientôt moi qui donnerai cet ordre à d'autres...
? J'attends ça avec impatience.
? Bon, allez, rendors-toi ! Je t'appellerai dès que je saurai de quoi il retourne. Avec un peu de chance, je réussirai peut-être à te consacrer au moins une partie de la journée.
Soit dit entre nous, je n'y crois pas trop.
Quand arrive le lundi matin, la seule chose dont je sois sûre, c'est que je veux voir Glenn Gallagher mort.
J'ai le cerveau en bouillie et je n'arrive plus à mettre de l'ordre dans mes idées, sans doute par abus de caféine et manque de sommeil. Mais il y a au moins une chose de claire : je méprise souverainement ce Glenn Gallagher, et je serais ravie de le voir agoniser à petit feu dans les plus atroces souffrances !
Source : Harlequin-
Caractéristiques
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Genre
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Auteur
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Edité par
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Date de sortie1986
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Nb. de pages155
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EAN2280840146
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Dans la même collection : Duo
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