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Correspondance avec Marie de la Tour et Taxis

Correspondance avec Marie de la Tour et Taxis

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  • Description

    Rarement poète de l'envergure de Rainer Maria Rilke s'est autant dépensé dans sa correspondance (près d'une dizaine de, volumes). Parmi les échanges de lettres de longue haleine, où le rôle de l'inter-locuteur, en particulier l'interlocuteur féminin, est déterminant pour la manière dont le poète se livre lui-même, figure la correspondance
    avec la princesse Marie de la Tour et Taxis - correspondance qui embrasse les quinze dernières années de la vie du poète (1910-1926)
    .
    Rainer Maria Rilke rencontra à Paris la princesse Marie Taxis, par l'intermédiaire de Rudolf Kassner, le philosophe autrichien. A l'époque où va se développer leur longue correspondance, la princesse de la Tour et Taxis mène encore une existence mondaine des plus mouvementées à travers l'Europe, exerce une sorte de mécénat, s'entoure d'érudits, de musiciens, qu'elle reçoit pour de longs séjours, tant dans sa résidence à Lautschin en Bohême, qu'au château de Duino, où elle a passé une grande partie de sa jeunesse.
    Cette correspondance offre toutes les nuances, mais aussi toutes les inégalités d'une réceptivité réciproque. Dans cette réceptivité même, Rilke a su admirablement se modeler sur la personnalité de son inter-locutrice. De là vient que cet échange de lettres l'amène à parler moins de ses crises que de ses projets, des conditions et des motifs de sa création, de l'ambiance, de l'importance des lieux, des per-sonnes de son propre comme de leur commun entourage, enfin de son fréquent souci de secourir les âmes en détresse. Le poète y apparaît davantage tourné vers le dehors, toujours avec appréhension, mais aussi cherchant à construire son propre espace, à se défendre contre Ies intrusions et les dispersions fortuites, tout en poursuivant les intentions secrètes de la fatalité.

    Source : Albin Michel
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