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CRITIQUE MUSICALE 1842 1844 T5

CRITIQUE MUSICALE 1842 1844 T5

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  • Description

    Au prisme de ces trois nouvelles années de feuilletons particulièrement variés, c'est l'image d'un véritable " Homme-orchestre " doté d'une énergie peu commune que Berlioz nous renvoie. Tout d'abord il rend compte, comme à l'habitude, des divers événements qui ponctuent la vie musicale parisienne : les concerts annuels de la Société des concerts du Conservatoire, les récitals et concerts privés qui foisonnent de toutes parts, les créations d'opéras et d'opéras-comiques (Donizetti, Halévy, Thomas, Auber, Monpou), les reprises de l'ancien répertoire lyrique (Cherubini, Dalayrac, Monsigny), les nouvelles publications (½uvres musicales, albums, méthodes), les nouveautés instrumentales (innovations d'Adolphe Sax, Festival de l'industrie en 1844), la disparition des uns (celle de Cherubini en 1842), et l'émergence des autres (Félicien David et son ode-symphonie Le Désert en 1844). D'autre part, il achève la remarquable série " De l'instrumentation " qu'il avait commencée fin 1841 : aux cinq déjà publiés, il ajoute onze longs articles, donnant ainsi corps à son Grand Traité d'instrumentation et d'orchestration modernes qui verra le jour en 1843. Il y développe toutes les connaissances qu'il a pu acquérir sur les instruments, tessiture, mécanisme, timbre, technique, étayant ses propos d'exemples musicaux précis pour chacun d'eux et vantant, avec lyrisme parfois, leurs qualités expressives [...]. Enfin parait, en huit épisodes, de février à juillet 1844, sa nouvelle imaginaire Euphonia ou la Ville musicale. Tout en procédant de Jules Verne et d'Edgar Poe, mais avec son inimitable génie de conteur, Berlioz mêle une sinistre histoire sentimentale à la description de la cité musicale idéale, telle qu'il ne pourra jamais, hélas, la concevoir que dans le domaine du rêve et du fantastique.

    Source : Buchet - Chastel (Editions)
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