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Je voulais juste être gendarme : Abus de pouvoir sexisme racisme : omerta dans la gendarmerie

Je voulais juste être gendarme : Abus de pouvoir sexisme racisme : omerta dans la gendarmerie

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  • Description

    Seaade voulait seulement être gendarme. Mais, hélas, elle est une femme. Seaade voulait seulement être libre. Mais, hélas, elle est une femme.De son village de l'est de la France où les skins font la loi, la jeune fille voudrait s'échapper. Mais, dans la culture de sa famille marocaine, les filles ne vont pas au lycée s'il leur faut prendre le bus seules. Alors c'est en se mariant qu'elle croit pouvoir échapper à son avenir de femme dévolue aux tâches domestiques.
    Seulement, l'époux qu'elle s'est trop vite choisi l'enferme, l'oblige à se voiler, en fait son esclave. Et quand elle ose se rebeller, elle prend des coups. Elle fuit le domicile conjugal – sans argent ni métier. Son seul bien, c'est son rêve de gosse : devenir gendarme. Elle le suit.Mais sa joie d'être gendarme ne dure pas longtemps. Les remarques sur son anatomie, sur ses tenues (portées hors de la caserne), les blagues graveleuses se multiplient.
    Seaade a le tort d'être jolie et d'être enfin libre de se montrer. On ne lui pardonnera pas.Elle refuse les avances d'un supérieur, et l'enfer recommence : brimades, insultes, harcèlement en tout genre, placardisation, renvoi abusif. Et lorsqu'elle décide de dénoncer les faits dont elle est victime, elle aggrave son cas. On cherche à étouffer celle qui fait trop de bruit, nuisible à son image. C'est ce qui oblige Seaade à porter plainte et à médiatiser son cas.Elle avait été choisie par le ministère de l'Intérieur pour représenter l'égalité et la parité ; elle dénonce aujourd'hui ceux qui salissent l'institution, et réclame simplement le droit de faire son métier.

    Source : Arthème Fayard (Librairie)
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