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Le bouc / Les larmes amères de Petra von Kant / Liberté à Brême

Le bouc / Les larmes amères de Petra von Kant / Liberté à Brême

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  • Description

    Le Bouc (1968)
    Equivalent du mot " Katzelmacher " (faiseur de chatons) par lequel on désigne en Allemagne du sud les travailleurs venus d'Italie, le " bouc " désigne en France, injurieusement, le travail-leur maghrébin et traduit tant le mépris racial que l'envie sexuelle dont Jorgos, ce " Grec de Grèce ", est victime dans une bourgade bavaroise. Faite d'une série de séquences brèves, la pièce est le patient tissage d'un réseau associatif de mots et de phrases, rhétorique quotidienne dans et par laquelle s'annonce le meurtre rituel de l'" autre ".

    Les Larmes amères de Petra von Kant (1971)
    Modéliste réputée, Petra von Kant tisse autour d'une jeune femme qu'elle emploie comme mannequin un rêve d'amour sans homme ni barrière de classe. Au réveil, tout un univers artistement fabriqué s'effondre, mais non Petra, en qui l'auteur voit une sorte d'héroïne de la sentimentalité, en quête de la vie (comment briser la glace qui sépare de la vie ; une autre prison ne s'ouvrirait-elle pas immédiatement derrière ?), et à qui il prête le hiératisme tendu d'une Nefertiti.

    Liberté à Brême (1970)
    Madame Gottfried, née Timm, veuve Miltenberger (Geesche dans la pièce), fut décapitée publiquement le 21 avril 1831 à Brême pour avoir empoisonné à l'arsenic quinze personnes de son entourage. De ce fait divers qui en son temps défraya la chronique, Fassbinder tire une tragédie agressivement naïve de la vie bourgeoise. Geesche surgit du personnage historique comme une combattante spontanée de la lutte des femmes. Sa douce (et sain-te) violence libère aussi bien les oppresseurs que les opprimés. Rien ici d'un message suggéré ; tout affleure, se montre, se dit, se joue. Les faux semblants de l'idéologie et les faux détours de l'inconscient ne résistent pas à la simplicité sans équivoque d'une réalité placardée.

    Source : Arche
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