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Irrésistibles patrons : Un instant dégarement / Séduction au bureau / Un patron amoureux

Irrésistibles patrons : Un instant dégarement / Séduction au bureau / Un patron amoureux

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  • Description

    1.

    Le bruit d'une porte qui se refermait parvint aux oreilles de Lucy. Un courant d'air ? Un voleur ? La jeune femme se figea devant son ordinateur, la main crispée sur la souris.

    A cette heure avancée de la soirée et en ce jour particulier entre tous, les bureaux de la société étaient censés être déserts. Le personnel de ménage quittait les lieux à 22 heures, il devait donc être parti depuis une bonne demi-heure déjà.

    Un violent sentiment d'inquiétude envahit Lucy. Elle repoussa son siège et s'immobilisa, à l'écoute du moindre bruit. Elle se trouvait seule dans cette pièce aux parois de verre violemment éclairée, le reste de l'immeuble baignant dans l'obscurité. Aussi imposant que fût le bureau de Nick Constantinou, son patron, il n'offrait pas le moindre recoin pour se dissimuler. Aucun placard vide, pas de rideaux de velours épais aux fenêtres.

    Lucy se reprit : l'idée même de chercher à se cacher était ridicule. Elle était une femme trop sensée pour se faire peur avec des histoires de cambrioleurs rendus dangereux par la panique.

    Sur la pointe des pieds, elle se dirigea vers la porte qui reliait le bureau de Nick Constantinou au sien et, dans son ombre protectrice, attendit la suite des événements, persuadée qu'il s'agissait d'un simple courant d'air ou d'un phénomène du même ordre. Il arrivait qu'agitées par le vent, des branches viennent heurter les vitres de l'immeuble. Il allait falloir élaguer les arbres. Dès le lendemain, elle donnerait des ordres dans ce sens.

    Elle discerna soudain un mouvement dans l'ombre du couloir : une silhouette à la stature impressionnante avançait vers elle.

    Elle retint un hurlement de terreur. Hélas, le doute n'était plus permis : un individu avait pénétré dans l'immeuble et se dirigeait vers le bureau directorial. Sans plus réfléchir, Lucy sortit de son abri pour barrer le passage à l'intrus.

    ? Bonsoir, lança-t-elle d'une voix qu'elle s'efforça d'affermir. Puis-je vous aider ?

    Puis-je vous aider ? La jeune femme retint un rire nerveux. Etait-ce une question à poser lorsqu'on se trouvait, à 22 h 30, dans le bureau d'une entreprise dont on avait pris soin de bien refermer la porte d'entrée à clé ?

    ? Qui êtes-vous ? s'empressa-t-elle d'ajouter.

    L'ombre qui se profilait devant elle était vraiment gigantesque et Lucy regretta sa propre témérité. Tremblante, elle se prépara à fuir en direction des escaliers.

    ? Qui croyez-vous que je sois, Lucy ? Un dangereux malfaiteur venu cambrioler sa propre société ?

    A ces mots, Lucy poussa un soupir de soulagement, mais son apaisement fut de courte durée. Le nouveau venu avait atteint la porte et elle le dévisagea, consternée. Son patron se tenait devant elle, secoué par le rire, mais contraint de chercher appui au mur pour ne pas tomber.

    ? Que faites-vous ici, Nick ? Ne devriez-vous pas être...

    Elle s'approcha de lui. Il avait visiblement du mal à tenir sur ses jambes.

    ? Ça ne va pas ? ajouta-t-elle.

    ? Où est-ce que je devrais être, Lucy ? interrogea le propriétaire des lieux. N'ai-je pas le droit de visiter mon entreprise à toute heure du jour et de la nuit ?

    Son rire avait cessé et elle vit que des cernes bleuâtres soulignaient ses yeux. L'air hagard qu'il arborait la bouleversa. Nick Constantinou avait bu, lui qui ne touchait jamais un verre d'alcool ! En tout cas, elle ne l'avait jamais vu boire dans les cocktails où elle avait coutume de l'accompagner.

    ? Eh bien, répondez-moi, Lucy. Où voudriez-vous que je sois ?

    Il fit un pas vers elle en déployant de visibles efforts pour cacher son état d'ébriété. Même sous l'influence de l'alcool, cet homme lui en imposait et, comme chaque fois qu'elle se trouvait en sa présence, elle sentit les battements de son c?ur s'accélérer. Les habits sombres qu'il portait renforçaient encore son autorité naturelle. Il avait desserré sa cravate et ouvert le col de sa chemise, laissant entrevoir un peu de sa peau hâlée. Le vent avait ébouriffé ses épais cheveux bruns, qu'il tenta de discipliner de la main.

    ? Je... je pensais que... que vous resteriez chez vous, avec votre famille, balbutia Lucy.

    Les funérailles de sa femme avaient eu lieu dans l'après-midi même et elle éprouva un élan de pitié pour cet homme, qui cherchait sans doute à fuir le chagrin dans l'alcool.

    ? J'ai besoin de m'asseoir ! lança-t-il sans répondre.

    Perplexe, elle le regarda passer devant elle pour se diriger vers le bureau directorial.

    « Que faire ? » se demanda-t-elle. Le suivre et rester avec lui pour le soutenir, ou quitter les lieux le plus vite possible ?

    Elle n'eut pas le loisir de s'interroger plus longtemps, car il cria à la cantonade :

    ? Apportez-moi un verre d'eau ou un café !

    La jeune femme s'exécuta aussitôt. Elle avait toujours une bouteille d'eau minérale sur son bureau. Elle alla la chercher et rejoignit son supérieur dans la pièce voisine.

    Source : Harlequin
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