1
/
de
1
La trahison d'un milliardaire
La trahison d'un milliardaire
- Julia James
- Catégorie : Romans d'amour et Littérature sentimentale d'occasion
- Azur n°3169
-
-
Français
Prix habituel
1,99 €
Prix habituel
1,75 €
Prix promotionnel
1,99 €
Prix unitaire
/
par
Livraison à 2,99€ en point-relais. Gratuite dès 25 €
Garantie 30 jours
Satisfait ou remboursé sous 30 jours. Retour simple et rapide.Voir la politique de retours
Un achat engagé
Soutenez une coopérative à but non lucratif
Produit collecté, stocké et traité en France
Articles d'occasion contrôlés
1,99 €

Description
Prologue?>Un doux soleil d'automne entrait par la fenêtre de la cuisine, illuminant la table de bois dressée pour deux en vue du petit déjeuner. Le vase garni d'un opulent bouquet, la porcelaine et l'argenterie, d'une simplicité raffinée, provenaient des antiquaires du quartier, situé à la lisière de Notting Hill. Une délicieuse odeur de café frais emplissait l'air et Alexa se sentait plutôt d'humeur alanguie, sensuelle même ; faire l'amour dès le réveil lui procurait toujours un bien-être qui pouvait durer la journée entière. Pourtant, elle savait que, dès le soir même, elle serait de nouveau seule...Debout près de la table, la cafetière à la main, elle sentit sa gorge se serrer et une furtive lueur d'anxiété passer dans son regard. Elle avait accepté ? dû accepter plus exactement ? de ne pas demander plus que ces quelques moments précieux, et elle les vivait avec une intensité brûlante qui illuminait sa vie. Elle y puisait le courage de supporter l'interminable succession de jours et de nuits solitaires, pendant lesquels elle attendait que le téléphone sonne. Plus rien ne comptait alors, ni ses amis, ni son travail, ni même sa propre existence.Un simple appel et elle se précipitait vers un aéroport privé, d'où elle partait pour une villa italienne, un chalet dans les Alpes, un penthouse à Monaco. Pour une nuit, parfois deux, rarement davantage. Quelques heures que leur brièveté rendait d'autant plus précieuses.Bien qu'ils nourrissent sa vie, mais aussi ses ?uvres, sa raison se révoltait contre ces plaisirs éphémères. Et pourtant, elle passait pour une femme froide, calme, raisonnable ? le personnage qu'elle se forçait à jouer. Seuls quelques rares amis dans le milieu de l'art avaient compris que sous son masque se dissimulaient des émotions qu'elle n'exprimait que par sa peinture : ils avaient su déceler la flamme qui couvait au plus profond de son c?ur. Les autres ne percevaient que la calme surface, qu'on disait d'une beauté toute anglaise : teint de porcelaine et longue chevelure soyeuse.Durant son enfance, la découverte de ses dons artistiques avait profondément surpris ses parents, des intellectuels qui menaient une vie rangée. Sans s'opposer à ses projets, ils avaient été déstabilisés à l'idée que leur fille unique puisse devenir une artiste. Pour eux, ce terme était associé aux tempêtes de la passion, à une émotivité extrême et, pire encore, à une vie insouciante ? voire dissolue.Inconsciemment, sans doute était-ce pour leur faire plaisir qu'Alexa s'était appliquée à ne jamais s'abandonner à ses caprices, menant une vie rangée et régulière, tout en laissant sa fibre sensible et passionnelle s'exprimer dans ses toiles.Quant aux hommes... Tout d'abord attirés par son physique, ils ne s'attardaient jamais, comprenant rapidement qu'ils n'avaient pas grand-chose à attendre d'elle. Elle se montrait toujours très réservée, se contentant de la compagnie de ses rares amis, avec lesquels elle allait au théâtre, au concert ou visiter des expositions. Jamais encore elle n'avait ressenti d'émotions fortes ni de désir particulier au contact d'un homme ; nul encore n'avait réussi à éveiller la flamme cachée au plus secret de son corps.Personne, sauf celui qui se tenait en ce moment sur le seuil de sa cuisine. Chaque fois que les yeux d'Alexa se posaient sur lui, son souffle devenait plus court et son pouls plus rapide. Comme en cet instant.Un mètre quatre-vingt-cinq de pure virilité, mise en valeur par un costume sur mesure gris clair, dominant la pièce comme il dominait l'espace mental d'Alexa, avec une élégance innée qui trahissait son ascendance continentale. Nul n'aurait pris Guy de Rochemont pour un Anglais, même si son nom français ne rendait pas compte de la complexité de son histoire familiale, histoire qui avait fait de la banque Rochemont-Lorenz un synonyme planétaire de richesse, de prestige et de pouvoir.Alexa sentit se poser sur elle un regard qui la fit fondre mais d'où émanait, pour la première fois, une tension qui perturbait légèrement sa sérénité habituelle.Elle s'arrêta, sa cafetière toujours en main, tandis que Guy pénétrait dans la cuisine ensoleillée. Soudain, le temps parut s'étirer, comme si cet instant devait durer non pas l'espace d'un simple battement de c?ur mais l'éternité.? J'ai quelque chose à te dire.Guy parlait un anglais parfait, teinté cependant d'une pointe d'un accent indéfinissable, mélange de français, d'italien et d'allemand, toutes langues qu'il avait appris à parler dans sa famille dès son enfance. Etonnée par le ton inhabituel de sa voix, Alexa sentit s'éveiller en elle une anxiété qu'elle eut du mal à dominer, comme si s'ouvrait une porte qu'elle aurait préféré voir rester fermée.La phrase suivante lui arriva de très loin, d'un lieu inconnu qu'elle avait toujours redouté d'explorer. La tension des traits de son amant lui en dit presque davantage que les mots mêmes qu'il prononça, bien que chacun, comme une aiguille, s'enfonçât profondément dans sa chair.? Je vais me marier.***Guy fut étonné par le calme que réussit à conserver Alexa. Elle aurait pu poser pour une sculpture d'un de ces artistes contemporains absurdement surestimés : Femme dans une cuisine tenant une cafetière. Lui se sentait figé ; ou plutôt, c'était son esprit qui s'était figé. Il était entré dans la cuisine en sachant ce qu'il allait dire et tout ce que cela impliquait. Une conclusion absolument évidente...Serait-elle tout aussi évidente pour Alexa ?Il continua à la fixer, et le temps semblait suspendu entre eux deux. Elle demeurait immobile, sans que ses yeux clairs et si lumineux trahissent la moindre émotion. Des yeux magnifiques, qui l'avaient séduit à la seconde même où il l'avait aperçue pour la première fois et qui éclairaient un visage d'une parfaite beauté. Sa mince silhouette, à peine voilé ce matin d'un peignoir de soie vert pâle, l'avait aussi immédiatement subjugué, malgré la sévérité de jugement dont il se targuait.D'autres femmes à qui il avait manifesté un semblant d'intérêt avaient cherché à le prendre au piège par mille artifices, mille man?uvres de séduction. Alexa, elle, n'avait jamais tenté de le manipuler. D'emblée, elle n'avait montré ni fausse pudeur, ni coquetterie ; dès le début de leur liaison, elle avait paru en accepter implicitement les limites, se pliant à ses moindres désirs, sans reproches ni protestations. Dès la toute première nuit qu'ils avaient passée ensemble. Leur inoubliable première nuit...Le souvenir lui en revint, brûlant, comme caché sous la cendre, mais il le chassa immédiatement. Ce feu qui menaçait de repartir, il allait devoir l'éteindre, à jamais. Avec toute la discipline qu'il mettait habituellement pour agir, il tenta de l'extirper de sa mémoire. Il allait maintenant accomplir ce qu'il avait décidé. Sans prendre de gants s'il le fallait.Il devait parler. Pas seulement pour Alexa, mais aussi pour lui-même. Afin que la situation soit parfaitement claire.Elle restait pétrifiée et silencieuse, lui communiquant cependant une angoisse qu'il repoussait de toutes ses forces.? Je ne te reverrai plus, Alexa, articula-t-il sur un ton froid et impersonnel.***L'espace d'un autre battement de c?ur. Une éternité. Puis, comme après un arrêt sur image, Alexa sentit son corps se remettre à vivre. Comme si de rien n'était, elle reposa la cafetière sur le dessous de plat d'ardoise, avant d'en ôter le marc pour verser le café brûlant dans les tasses posées sur la table. Elle en tendit une à l'homme qui se tenait debout à côté d'elle, d'un geste courtois mais infiniment distant.? Bien entendu, dit-elle en français. C'est la formule, n'est-ce pas ? Veux-tu prendre un café avant de partir ?Ni sa voix ni ses traits ne trahissaient la moindre émotion : elle ne se le serait pas permis.Dans sa main, la tasse posée sur la soucoupe ne tremblait pas. Elle huma l'arôme du café qui se répandait dans l'air et observa Guy, dont le visage demeurait également impassible. On aurait dit qu'il venait de lancer une boutade légère de son habituel ton pince-sans-rire.Il ne prit pas le breuvage et son expression resta fermée, indéchiffrable. Elle ne chercha pas à lire plus avant sur son visage. Seulement à reposer la tass...
Source : Harlequin-
Caractéristiques
-
Genre
-
Auteur
-
Edité par
-
Date de sortie2011
-
Nb. de pages151
-
EAN2280235792
-
Dans la même collection : Azur
Récemment consultés

