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Les chevaux du soleil Tome III : Les cerises d'Icherridène

Les chevaux du soleil Tome III : Les cerises d'Icherridène

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  • Description

    Il me semble que l'on pourrait sous-titrer ce troisième volume des Chevaux du soleil : ce que la défaite et les femmes ont appris au capitaine Griès... La défaite, c'est celle de 1871. Les femmes, ce sont aussi bien la vieille Marie Aldabram, la « femme au nom d'étoile », que sa fille Marguerite qu'a épousée le bel Hector, que Mme de Roailles dont une nuit de fièvre et de vertige l'a rapproché, dans ce manoir du Rouergue où il était arrivé sans s'annoncer, offi-cier vaincu venu chercher les conseils de son ancien général sans savoir qu'il venait de s'éteindre... Les femmes! En a-t-il connu, violé, quitté, le beau Griès, l'émule de Saint-Arnaud qui ne rêvait que batailles, représailles, ambition, galons... Et puis il y a eu Marguerite, le coup de sang devenu coup de coeur, le mariage, dix ans de bonheur et de douceur, une tendresse encore brûlante. Le capitaine, retour de France, n'est plus le même homme. Son épouse trop aimée, qui peut-être le mérite moins que naguère, cet amour... Son pays écrasé, souillé par les troupes prussiennes... Griès est en train d'apprendre que l'existence est absurde et les sentiments, contra-dictoires. Il voulait de la vie toutes les gloires ; il commence à en recevoir les blessures. Et quand, la Kabylie s'étant soulevée, le capi-taine Griès à la tête d'un bataillon s'en va réduire, par le canon et le feu, le village d'Icherridène, c'est une espèce d'amertume qui le submerge dans la victoire. N'est-il pas en quelque sorte devenu le « Prussien » des Kabyles ? Leur vainqueur, leur occupant ? Comment sauver, là-dedans, un peu de l'amitié qui devrait survivre entre les hommes ?
    François Nourissier

    Source : Le Livre de Poche, LGF
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